19 mai 1991 ____ 19 mai 2009
Que le temps passe vite
____Alors que certaines personnes sont toujours là, d'autres s'en vont. S'effacent d'une vie pourtant si courte. Certains êtres font ressurgir le passé grâce à d'importantes conservations - maman merci - et réussissent à renforcer l'amour.
____J'aurai passé une journée de doutes, d'émotion pure, de peur, de pur bonheur. Une journée attroce et si belle à la fois. J'ai eu l'amour et la haine. J'ai eu ta réponse, je sais qu'à présent, tu ne seras plus jamais là. Je sais maintenant que tout est terminé.
____Je peux arrêter d'espérer qu'un père se retourne vers sa fille. Je peux enfin arrêter de retenir mes larmes en voyons cette petite dans ses bras. Je peux enfin couper ce cordon, je peux enfin te regarder mourir tranquil, sans me demander si je dois ou non te tenir la main.
____Et pourtant, j'ai mal à la gorge. J'avale mal cette défaite, j'avale mal ma douleur. J'ai mal dans tout mon corps, je ne comprends pas. Père indigne, fillette brisée. Comment as-tu pu ? Après tout... Peut-être aurai-je dû m'en douter. C'était probable. C'était écrit.
____Je voudrais vraiment avoir la force de te raconter ma haine. Je voudrais pouvoir te décrire l'agonie. Comme elle me ronge l'intérieur. Ce si joli corps, ce si joli trop plein de sentiments que tu as finalement changé en trop plein d'amertume. Bordel, je t'ai fais quoi ? Pourquoi t'es plus là ? Pourquoi la haine prend le dessus ? Explique-moi putain...
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Que la chaire de ma chaire
Brûle en enfer.